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Le roman de Franz Werfel

mardi 30 octobre 2012, par Redacteur

Couvre-livre de l’édition anglaise adultérée des « Quarante Jours ».

Elle a été dépouillée de ses passages précaires. Le lecteur est victime d’une fraude préméditée. Il achète une édition dont les passages historiquement signifiants on été coupés. Cela prouve que ceux qui sont responsables de la censure de l’oeuvre de Franz Werfel savent très bien que celui-ci s’était laissé prendre par une falsification arménienne de l’histoire.

Le roman de Franz Werfel « Les Quarante jours de Musa Dagh » est mondialement célèbre. On le prend pour un chant héroique moderne, d’une minorité persécutée qui est prête à se défendre. Tout « le sort incompréhensible de la nation arménienne y serait évoqué, tiré de l’Hadès de l’oubli ».

L’édition américaine du roman fut la base de la réputation internationale de son auteur Franz Werfel. Non seulement les Arméniens, mais aussi les juifs considéraient le roman comme « la peinture authentique des souffrances de leur peuple« . Or, le message central et décisif du roman de Franz Werfel, que les responsables dans le gouvernement ottoman auraient donné un ordre d’extermination, est faux.

Dans la version de Franz Werfel, la scène macabre entre le ministre de Guerre ottoman, Enver Pacha, et le ministre de l’intérieur, Talat Pacha, - qui sont fait responsables d’un génocide se passait de la façon suivante : Avec ces paroles, Franz Werfel anticipe d’une façon quasiment prophétique à la « Conférence de Wannsee » où les chefs du Troisième Reich - des personnages diaboliques comme Himmler et Kaltenbrunner - s’accordent sur l’extermination du peuple juif. La scène de « Quarante jours de Musa Dagh », la scène où Enver Pacha et Talat Pacha décident l’extermination des Arméniens est, pour beaucoup de gens une justification suffisante pour la terreur aveugle et de cruels actes de vengeance.

Généralement, on ignore le fait que l’argumentation de Franz Werfel est uniquement basée sur les « documents » truqués d’Aram Andonian.

Le roman de Werfel s’appuie sur ses connaissances personnelles qu’il avait acquises de toute bonne foi par ses contacts arméniens. Lorsqu’il s’aperçut qu’il avait été manipulé par des faux, la peur des repressailles arméniennes l’empêcha de reconnaître la vérité (Nous verrons la prise de position d’un ami juif de Franz Werfel).

L’émeute de Van fut la cause et non pas le résultat de la tragédie arménienne. Cela concerne auss Mousa Dagi. D’abord l’émeute et la guerre civile et comme conséquence l’ordre de relocation.


le livre de Johannes Lepsius « Deutschland und Arménien »

Jemal Pacha est présenté dans une lumière assez positive dans le livre de Johannes Lepsius « Deutschland und Arménien », livre que Franz Werfel utilisait en écrivant ses « Quarante jours ». Cela se montre dans une affirmation indirecte de Franz Werfel où il fait mention de Jemal Pacha. A un tournant du roman, on lit le passage suivant concernant un jeune turc zélateur : « Un des Mudirs parmi les plus jeunes n’hésitait pas à se plaindre que Jemal Pacha, en dépit de son rôle bien connu au gouvernement ne serait pas absolument sûr en tout ce qui concerne les Arméniens, et qu’il avait même traité avec eux à Adana. »

Le fait que ce passage a été supprimé dans l’édition américaine courante des « Quarante jours » (publiée par Caroll & Graf Publishers, New York, sous autorisation de Viking Penguin Inc.) démontre assez bien que les Extrémistes arméniens prennent leur tâche au sérieux. Un lecteur méticuleux (ou censeur) a coupé de l’oeuvre de Werfel tous les paragraphes qui s’approchent de l’objectivité historique. Dans le cas de Jemal Pache, il s’agissait de justifier l’assassinat d’un homme qui a fait tout ce qui était humainement possible en faveur des Arméniens.

Les milieux arméniens qui recherchent le combat contre la Turquie connaissent très bien les points faibles dans le roman de Franz Werfel « Les 40 jours du Moussa Dagh », surtout ceux qui sont en rapport avec les dates historiques.

Il fit preuve d’une négligence impardonnable quant à la collecte de renseignements et fit éclater la révolte de Van après la publication de l’ordre de transfert. Franz Werfel le raconta ainsi :
"La raison d’état n’a jamais cherché à faire une volte entre la cause et les effets. La mauvaise et paresseuse conscience du monde, la presse des différents milieux au
pouvoir et l’opinion des lecteurs réduite au format désiré, ont toujours tourné et vu cette question tel que cela sembla nécessaire."

C’est à croire que le censeur arménien qui a rayé ce passage dans la version anglaise, avait pensé au passage suivant qui manque également :

« Concernant Van, il était possible au sein de certains milieux d’écrire avec indignation et de lire avec bien plus d’indignation ; Les Arméniens se sont soulevés contre la
nation ottomane qui se trouve engagée dans une guerre lourde en perte et se sont ralliés aux Russes. Les vilayets habités par les Arméniens doivent donc être vidés de ce peuple par des déportations.)

Des déclarations similaires ont été publiées dans divers bulletins turcs, mais jamais le contraire qui correspond à la vérité ; Les Arméniens de Van et d’Urfa, désespérés par leur déportation imminente, se sont défendus contre le pouvoir militaire des Turcs jusqu’à leur libération par l’arrivée des Russes. »

Franz Werfel s’était apparemment servi uniquement de sources arméniennes mais il était sans aucun doute persuadé de la véracité de ses écrits lors de la rédaction de son livre « Les quarante jours du Mousa Dagh ». Il croyait en effet que la révolte de Wan (on écrivait ce nom ainsi à l’époque) avait été une réaction à l’ordre de transfert et qu’elle avait été en quelque sorte une mesure de défense.

Le contraire est vrai : la révolte s’était déjà produite en février 1915, près de deux mois avant l’ordre de transfert qui avait été émis en conséquence de la révolte de Van.
Cette dernière n’avait aucunement été une mesure de défense contre le programme de transfert, un exemple type de falsification de la vérité.

Les cercles arméniens intéressés dans la lutte contre la Turquie ne connaissent que trop bien les points faibles dans l’oeuvre de Franz Werfel. Par exemple les passages où l’auteur fait fausse route au niveau des faits historiques.

Il avait certainement de très bonnes intentions, mais en même temps il était terriblement négligent en ce qui concerne l’ordre chronologique. C’est pourquoi au cours du roman l’émeute de Van se situe après la publication de l’ordre de relocation.
se vantent de leur guerre contre les ottomans, bien que ces publications soient maintenant disparues de presque toutes les bibliothèques. Il est devenu vraiment difficile de dénicher un magazine tel que « Der Orient » publié par Johannes Lepsius.

- Télécharger le dossier complet "UN MYTHE DE LA TERREUR" de Erich Feigl
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