Bibliothèque Turque

Accueil > Multimédia > Documentation > Le professeur Justin McCarthy, université de Louisville, et les résultats de (...)

Le professeur Justin McCarthy, université de Louisville, et les résultats de ses recherches :

samedi 3 novembre 2012, par Redacteur

« II y avait bien un cas de désinformation dans tout ce qui a été rapporté à l’égard des Arméniens dans l’Empire ottoman : Particulièrement à propos du nombre des Arméniens vivant dans l’Empire ottoman et de ce qui arrivait à ces Arméniens.
Sur la carte que voici nous avons un territoire, historiquement appelé « Arménie ». Cela n’a aucun rapport avec la question du nombre des « Arméniens » qui y vivaient ou si oui ou non les Arméniens ont contrôlé ce territoire à un certain instant de l’histoire.
Dans ce territoire, qui s’étend de la frontière russe jusqu’à la Méditerranée, il y avait, vers le déclin de l’Empire ottoman, donc entre 1912 et 1915 « six provinces, appelées vilayets. Dans ces provinces il y avait beaucoup d’Arméniens, mais nulle part les Arméniens ne dépassaient un tiers de la population.
Dans la majorité des cas elle était légèrement au-dessous d’un tiers. En fait, si on avait, au début de la première Guerre Mondiale transféré la population arménienne du monde entier dans cette région appelée Arménie, la population musulmane aurait toujours dépassé celle des Arméniens. Bien sûr, ces Arméniens n’étaient pas là et cela veut dire que les musulmans dépassaient les Arméniens dans une relation d’environ 6 à 1.
Maintenant, au début de la première Guerre Mondiale, les Ottomans décidèrent de transplanter un nombre d’Arméniens qu’on soupçonnait d’être dangereux, des régions où ils vivaient dans d’autres territoires, au sud.

Par contre, un nombre beaucoup plus important d’Arméniens que ceux qui furent obligés à la migration, se réfugièrent avec les armées russes vers le nord.
Une guerre mondiale est une période de mortalité énorme : Choléra, Typhoïde ... depuis trois ans il n’y avait plus de blé sur les champs. Les gens qui habitaient ce territoire tout simplement mourraient de faim - s’ils ne succombaient pas aux épidémies ou furent victimes de meurtres. Quand je parle de meurtres, je pense aux tueries qui furent la conséquence de l’invasion russe dans la région. Ils descendirent vers la ville de Van, qui était tenue par les révolutionnaires russes contre leur propre gouvernement. Lorsque les armées russes firent leur entrée, beaucoup de groupes russes et encore davantage de bandes arméniennes massacrèrent des nombres importants de musulmans. Pendant les trois années de tueries - Musulmans contre Arméniens et Arméniens contre Musulmans.
Quand une des deux armées se retirait, les gens qui s’identifiaient avec elle et qui étaient liés à elle, suivaient. Ainsi, quand les Russes se retirèrent, les Arméniens se retirèrent avec eux. Quand les armées musulmanes ottomanes se retirèrent, les Musulmans, les Turcs en particulier s’en allèrent avec elles.
Si on prend l’Anatolie entière - toute la région qui s’étend de la mer Egée et de la Méditerranée jusqu’à lamer noire et le Caucase-on arrive approximativement à 600.000 Arméniens morts. Dans la même région on avait 2,5 millions de morts musulmans, pour la plupart des Turcs. Même dans le territoire d’Arménie on arrive à un million de morts musulmans, en général Turcs.

Il y avait quelques autres peuples, mais en majorité ils étaient Turcs. Cela veut dire, que dans le territoire appelé Arménie, le nombre des tués turcs dépassait celui des tués arméniens par des centaines de milliers. Or, ce territoire a toujours été présenté comme le territoire où les Arméniens furent massacrés. Jusqu’à un certain degré cela est vrai, mais au nom de l’exactitude historique ce territoire doit aussi être présenté comme une région ou l’on massacrait des musulmans - beaucoup plus de musulmans.

Et finalement nous devons nous rendre compte que la période autour de la première Guerre Mondiale était une époque marquée par la plus affreuse brutalité. Les tueries, les pertes en vies humaines touchaient tous les peuples et non seulement les Arméniens et les Turcs. Nous ne comprendrons jamais ce qui s’est passé à cette époque si nous n’y voyons pas un problème qui affecte l’humanité en général. Nous n’avons pas affaire à une question sectaire, une question qui ne toucherait que les seuls Arméniens.


- Télécharger le dossier complet "UN MYTHE DE LA TERREUR" de Erich Feigl