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Chronologie

samedi 27 octobre 2012, par Redacteur

Le mouvement national commence réellement le 24 avril 1920, par la nouvelle Chambre, dominée par des députés hostiles à la coopération avec les puissances étrangères. Elle va se doté d’un comité exécutif et adopte une Constitution provisoire en 1921.

La guerre d’Indépendance (1921-1922) est l’événement fondateur de la République Turque le plus important. Les Italiens ainsi que les Français ayant choisi de se retirer, c’est contre les Grecs que la guerre est menée.

En octobre 1922, le Sultan est destitué et maintenu dans son seul rôle spirituel de calife, Il dissout l’Assemblée nationale dont une grande partie principalement des religieux lui était hostile et la République Démocratique Turque est proclamée le 29 octobre 1923.

Voici tous les président qui ont succéder au gouvernement

1er président : Mustafa Kemal Atatürk ( oct. 1923 – nov. 1938)

Son premier ministre : Ismet Inönü (oct. 1923 – 1937) puis Celal Bayar (1937 – nov. 1938)

Les réformes :

1923 : Signature du traité de Lausanne ; L’avenir du pays repose sur l’éducation et sur l’école. ; Les enseignants deviennent des fonctionnaires, les écoles sont laïques et gratuite.

La Laïcité s’inscrit et laisse à chacun la liberté de croyance et de culte.

1924 : En mars abolition du Califat. ; Création d’un ministère des Affaires religieuses. ; En mai, une nouvelle Constitution est adoptée.

1925 : Le parlement vote une Loi sur le maintien de l’ordre, qui autorise le gouvernement à dissoudre toutes organisations susceptible de menacer le pays, elle sera abrogée en 1929, lorsque tout danger d’une contre-révolution semble écarté. ; Élimination des assises éducatives, juridiques et économiques de l’islam, abolit les biens de mainmorte (vakıf) et les tribunaux religieux, en plaçant les ‘medrese’ sous le contrôle du ministère de l’Éducation, les confréries ‘soufi’ sont dissoutes ; Le fez et le turban interdits, remplacés par les couvre-chefs européen ; le calendrier occidental est adopté.

1926 : Adoption d’un code civil, calqué sur le code suisse ; La polygamie sera supprimée ; L’égalité des sexes ; Les écoles deviennent mixtes ; le taux d’illettrisme estimé à plus de 90% en 1923 sur une population de 13 millions, ne cessera de baisser pour atteindre aujourd’hui à environ 7 % sur une population de 70 millions d’habitants ; La Turquie renonce auprès des Anglais ses prétentions sur la région pétrolier de Mossoul (région de l’Irak) ; Ouverture des conservatoires de musiques.

1927 : Il fait bâtir des édifices somptueux (musée de peintures et de statues etc..) ; Dans un discours de marathon exceptionnel (Nutuk) de trente-six heures sur 5 jours, Mustafa Kemal Paşa jette les bases politiques et philosophiques de la nouvelle république ; Une « Loi pour l’encouragement de l’industrie » est votée.

1928 : l’écriture arabe est remplacée par l’écriture Latine ; Révision de la Constitution (la religion de l’État turc n’est plus l’Islam)

1929 : Le terme « kémalisme » apparait sous la plume de l’écrivain nationaliste Yakup Kadri Karaosmanoglu.

1931 : l’État fermera les sociétés de pensée ainsi que les foyers turcs (Türk ocakları)

1932 : Adopte le plan d’urbanisation de la Capitale (proposé par l’allemand Hermann Jasen) en émergent une cité de style européen, qui accueillera le parlement et les ministères ; L’appel à la prière en arabe est remplacé par un appel à la prière en turc ; La Turquie entre à la Société des nations ; Création des Maison du peuple (halkevi) et les chambres du peuple (halkodası) pour promouvoir la culture et la modernité dans les villes.

1933 : Un plan quinquennal inspiré par l’URSS fixe les objectifs suivante : développement du textile, de la sidérurgie, de l’industrie chimique.

1934 : Adoption d’un patronyme à l’européenne, Mustafa Kemal Paşa prendra le patronyme Atatürk -le Père des Turc- ; Le droit de vote et de candidature aux élections est accordé aux femmes (dix ans avant les femmes françaises).

1935 : Le dimanche est adopté comme jours de repos ; Dix-huit femmes feront leurs entrée au Parlement.

1936 : La convention de Montreux reconnaît la souveraineté turque sur les Détroits, tous les navires sont autorisés à franchir les Dardanelles et le Bosphore.

1937 : Naissance de la forme de six principes baptisés les ‘’Six Flèches’’ qui signifie :

Républicanisme – Nationalisme – Populisme – Étatisme – Laïcité – Révolutionnarisme

1938 : Atatürk meurt le 10 novembre 1938 au le Palais de Dolmabahçe…

« Après la mort d’Atatürk, la Turquie affronte un nouveau défi, se réconcilier avec le passé »

2ème président : Ismet Inönü (nov. 1938 – 1950)

La République restera très prudente pendant la Seconde Guerre Mondiale.

1939 : la Turquie prend possession du sandjak d’Alexandrette (province du Hatay) ; Elle conclut des accords militaires avec l’Angleterre et la France en maintenant des relations cordiales avec l’URSS

1940 : Fermeture du Détroits pour cause de guerre ; Création des instituts de village (köy enstitüleri) pour développer l’instruction publique.

1941 : Signature d’un pacte de non-agression avec l’Allemagne nazie.

1945 : Déclaration de guerre à l’Allemagne nazie. Libéralisation de la vie politique en autorisant le pluripartisme.

1946 : Les élections deviennent directes et secrète.

1948 : La Turquie adhère à OCDE

1949 : Demande de la Turquie à l’adhésion à l’OTAN est rejetée, elle participera au Conseil de l’Europe.

1950 : La Turquie sollicité par les Nation unies, envoie un bataillons de cinq mille soldats au coté des États-Unis contre la guerre de Corée. Un nouveau parti politique voit le jour, c’est la naissance du Parti Démocrate composé de Celal Bayar et Adnan Menderes.

La première élection libres de la République se passe en mai 1950, le Parti Démocrate l’emporte sur le Parti républicain du peuple, Ismet Inönü est déchu. Les « kémalistes » traditionnel laisse la place à une bourgeoisie d’affaires.

3ème président : Celal Bayar (mai 1950 – mai 1960)

La loi interdisant l’appel à la prière en arabe est abolie, les cours de religions sont introduits dans les écoles primaires, puis secondaires, les écoles d’imams sont rouvertes.

1951  : Le Parti Démocrate demande la fermeture des Maisons du peuple (halkevi)

1952 : L’adhésion de la Turquie à l’OTAN

1953 : Le Parti républicain du peuple (Inönü) menace le Parti Démocrate pour leur pratique de plus en plus autoritaire du pouvoir.

1954 : L’idéologie kémaliste s’éloigne et laisse la culture, littérature, le théâtre et le cinéma qui deviennent des espaces de liberté et autorisation des confréries soufis pour son caractère folklorique.

1955 : Négociation entre l’Angleterre, la Grèce et la Turquie sur l’avenir de Chypre déclenchant des réactions hostile à l’égard de la Grèce.

1956 : La Turquie soutient les États-Unis contre la France et l’Angleterre, lors de la crise de Suez

1957 : Installation des premiers missiles américains à moyenne portée avec l’Angleterre et l’Italie.

1959 : Demande officiel d’adhésion à la CEE (Communauté Économique Européenne)

Le 27 mai 1960, la radio annonce que l’armée turque a pris le contrôle du pays, les blindés sont déployés à travers toutes les grandes villes.

La loi martiale est proclamée dans toute la Turquie, le pays sera confié au général Cemal Gürsel

Note : Le procès du Parti se déroulera le 14 octobre 1960 sur une île près d’Istanbul, le principal est le non-respect de la Constitution, le président Celal Bayar sera condamné à mort, puis gracié pour cause de santé, mais purgera la prison à vie ou il décédera en 1984. Adnan Menderes sera pendu, les 592 personnes seront jugées et plus d’une centaine de députés seront arrêtés et emprisonnés.

4ème président : Général Cemal Gürsel (octobre 1961 – mai 1965)

Ouverture des maisons d’éditions et de nombreux ouvrages autrefois interdits sont publiés. L’économie du pays n’est pas bonne, elle commencera à emprunter aux pays internationaux.

1961 : Appel du gouvernement à légiférer du droit du travail et de la vie syndicale ; Demande d’une nouvelle Constitution par le Général Cemal Gürsel ; Signature d’un accord bilatéral entre l’Allemagne et la Turquie, départ des travailleurs turcs.

1962 : Mise en place du Conseil de sécurités nationale ; Signature d’un accord bilatéral entre la France et la Turquie.

1963 : Signature d’un accord d’association avec la CEE ; Vote d’une loi au Parlement sur les syndicats autorisant le droit de grève et réglementant les conditions d’embauche.

5ème président : Général Cevdet Sunay (mai 1965 – mai 1970)

1969 : Signature d’un accord de coopération et de défense avec les États-Unis ; Les premiers problèmes économique voit le jour.

1970 : Le pays va mal, la crise économique du pays, les affrontements entre les extrémistes de gauche et de droite, etc… pousse l’armée à intervenir est prend le pouvoir.

La loi martiale est proclamée. Deux militaires succèdent à la présidence jusqu’à la prochaine élection qui se tiendra en 1973

6ème président : L’Amiral Fahri Korutürk (1971 – mai 1980)

1974 : Intervention de l’armée turque sur l’Île de Chypre.

1976 : Grève générale sur le maintien des libertés démocratique en Turquie.

1977 : Les Partis politique ne s’entendent plus et s’affronte en public, le pays est ingouvernable, l’instabilité en politique n’obtient pas la majorité, les ministères livrés à eux même, la crise pétrolière de 1973 et la violence sociale redouble d’intensité dans les écoles entre étudiant(e) ; Un étudiant kurde d’Ankara Abdullah Öcalan met sur pied un organisation reconnu terroriste le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

1980 : Le déficit extérieur atteint 5 milliards de dollars. L’aggravation de la situation entraîne la banqueroute. L’Etat ne peut plus honorer ses créanciers. La livre perd la moitié de sa valeur. L’inflation explose et atteint les 120 %.

Le 12 septembre 1980, un nouveau coup d’état par le Général Kenan Evren, il sera bien accueillit et l’enthousiasme du peuple se fera ressentir, le pays déchiré par l’anarchie, la terreur et les séparatistes.

Le parlement sera dissout, les partis politiques interdits, des milliers d’arrestations à travers le pays, les universités seront réformés, tout le pays sera remanié. La loi martiale est proclamée.

7ème président : Général Kenan Evren (1980 – 1989)

Une nouvelle Constitution sera écrite par le Général Kenan Evren et Özal transformera la Turquie en imposant un ultralibéralisme économique et favorable à l’apparition d’une nouvelle génération d’homme d’affaire.

1982 : Le Conseil de l’Europe condamne l’intervention de l’armée et le Parlement Européen suspend ses relations avec la Turquie ; Elle accueillera 1.14 millions de touristes.

1983 : Les Partis politiques interdites en 1980 sont à nouveau ouverte ; Turgut özal crée un nouveau parti celui du Parti de la mère-patri (ANAP) et l’architecte de ce changement de cap économique. La Turquie reconnait l’État Chypriote (Le Nord, devient indépendante).

1984 : Les terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) entreprennent une guerre contre la République Turque.

1985 : Signature d’un accord de défense et de coopération économique entre les l’États-Unis et la Turquie ; La population en Turquie s’élève à cinquante millions

1986 : Première association de défense des droits de l’homme est constituée.

1987  : Candidature officielle de la Turquie à la CEE ; Renouvèlement de l’accord de défense et de coopération économique entre les l’État-Unis et la Turquie

8ème président : Turgut Özal (1989 – 1993)

1990 : Le ministre des AE organise la première rencontre Eurasiatique à Istanbul

1991 : La Turquie refuse de participer à la guerre de Golfe et arrivée massive de refugiés kurdes irakiens (450 000 réfugiés) ; L’État autorise l’usage de la langue kurde en public et crée une Institution kurde à Istanbul.

9ème président : Süleyman Demirel (1993 – 1996)

1993 : Le Conseil européen refuse l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

1995 : Signature de l’Union douanière entre la Turquie et l’Union Européenne.

1996 : Coalisation au parlement du Parti de la prospérité de Necmettin Erbakan et de celui de Tansu Ciler.

1997 : Erbakan mené une politique défavorable à l’UE, multiplie les accords diplomatique avec des pays musulmans, atteinte à la laïcité, donne une importance démesurée aux écoles d’imam ; L’armée intervient au gouvernement imposant des mesures pour stopper le développement de l’Islam.

1998 : Démission d’Erbakan au gouvernement, il dépose plainte devant la Cour européenne des Droits de l’homme.

1999 : Entrer du Parti de l’action nationaliste (MHP) au gouvernement de coalisation avec Bülent Ecevit ; Le Conseil européen de Helsinki confirme la statut officiel de la Turquie à l’UE.

2000 : Congrès du Fazilet (mai), les rénovateurs échouent dans leur tentative de prise en main de l’appareil.

10ème président : Ahmet Necdet Sezer (2000 – 2007)

2001 : Début d’une crise économique important qui durera 3 ans ; Le parti (Fazilet partisi) est de nouveau interdit pour activités anti-laïques. Création d’un nouveau parti politique Saadet partisi (le Parti de la féicité). La plainte déposé à la Cour européenne rejette la plainte d’Erbakan, arguant que le parti prône un système de communauté pluri légale, assimilable à une politique de discrimination fondée sur les croyance

2002  : Un plan de réunification de l’Île de Chypre, proposé par l’UNESCO préserverait les droits politiques et culturels des deux communautés est rejetée par la parti grecque

- (janvier) RT Erdogan en voyage à Washington avec son conseiller occulte Cüneyd Zapsu, Erdogan établit des relations avec les milieux gouvernementaux (Fondation Lehmann Brothers, de l’American Entreprise Institut, la Rand Corporation et du Center for Strategic and international Studies).

- (3 novembre) Succès électoral du Parti de la Justice et du développement [AKP] 34%, le vote sanction d’une population turque exaspérée.

2003 : Refus du gouvernement turc n’autorisant pas les États-Unis à mener des opérations militaires en Irak à partir de son territoire ; Elle accueillera 14 millions de touristes ; Suppression de la peine de mort. L’AKP, pour se dédouaner aux yeux de Washington du refus d’accorder un droit de passage au moment de l’invasion de l’Irak, il apparaît clairement que l’AKP fait appel à Washington ou à Bruxelles chaque fois qu’il se trouve en difficulté avec l’Etat-major.

- Février : la veille de l’invasion de l’Irak, le président Georges Bush expose devant l’American Entreprise Institute sa volonté de répandre "les valeurs démocratiques" au Moyen-Orient.

- Mars : Le parlement turc rejette à trois voix près la motion permettant le passage des troupes américaines.

- Juillet : Onze membres des forces spéciales sont arrêtés et le visage recouvert d’un sac en plastique par les soldats américain au nord de l’Irak à Suleymanié, le gouvernement est tenue de garder le silence . Abolition de l’article 8 de la loi antiterroriste et la censure du Conseil de sécurité national sur les médias.

- Août : Introduction des réformes significatives dans la gestion des relations entre civils et militaires. Le RTÜK (Radyo Televisyon Üst Kuralu) qui supervise au nom de l’armée le contrôle sur les médias est supprimé.

2004 : Ouverture des négociations à entrée de la Turquie à l’UE ; Inauguration du musée d’Art moderne d’Istanbul ; La population en Turquie atteint soixante et onze millions d’habitants ; Recrudescence du terrorisme kurde et la signature du plan Annan sur le règlement du conflit chypriote en 2004.

- Juin 2004, Sommet du G8 à See Island en Géorgie, un texte intitulé "partenariat G8 Grand Moyen Orient", il propose la création d’un vaste zone de libre échange. Elle propose la création d’une banque pour le développement et de zones franches, mise en place de centre de formation de femmes dirigeantes et de journalistes, d’organisme d’assistance juridique.
La télévision publique commence à émettre des émissions en langue kurde.
la Turquie assume en la personne d’Ekmeleddin Ihsanoglu la présidence de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique).

11ème président : Abdullah Gül (2007 – 2014)

2007 : La crise qui éclate, à l’occasion des élections présidentielles et un Premier ministre en la personne d’Erdogan.

- (27) avril 2007 : Un mémorandum est publié sur le site internet des forces armées turques, s’inquiétant des atteintes à la laïcité mettant en garde l’AKP.

- Organisation de marche laïque par la classe moyenne citadine de grande ampleur (ouvrier, médecin, agent d’état, enseignant, avocat, etc... ) dans différents grandes villes à travers tous le pays, préoccupés des dangers pesant sur leur mode de vie.

- Le Premier ministre RT Erdogan, dissout l’Assemblée provoquant des élections législatives. l’AKP triomphs avec 47% des voix, Abdullah Gül prend la magistrature suprême de l’Etat.

- L’AKP utilise l’étroit maillage des ses municipalités pour fournir gratuitement aliments de base, charbon ou soins de santé, l’instauration de chèque.

- Les Kurdes perçoivent l’AKP comme le meilleur moyen de désarticuler l’édifice républicain dans la perspective d’une décentralisation des pouvoirs devant aboutir à terme, à la création d’un Etat binational

2008 : (février) Provocation du gouvernement AKP, de l’’autorisation du port du voile dans l’enseignement supérieur ; Ouverture d’une enquête en vue d’interdire l’AKP ; Au final, l’AKP échappe à l’interdiction à une voix près mais, les juges sont unanimes pour reconnaître que le parti est coupable d’activités anti-laïques ; Le financement public est supprimé.

2009 : Election du ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu ;

2010 : en juillet, opérations aériennes et terrestres dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de l’Irak contre le PKK, qui multiplie les attentats contre l’armée turque.

2011 : 12 juin : victoire de l’AKP aux élections législatives mais il lui manque 4 voix pour obtenir la majorité requise à l’Assemblée pour modifier seul la Constitution afin d’aller vers un système présidentiel.

2013
- 28 mai : "Park Gezi" (Gezi Park) début du mouvement protestataire en Turquie, à Istanbul, par un sit-in d’une cinquantaine de riverains auxquels s’associent rapidement des centaines de milliers de manifestants dans 78 des 81 provinces turques. Par leur ampleur, la nature de leurs revendications et les violences policières qui leur ont été opposées, ces manifestations ont été comparées au printemps arabe, au "Occupy movement", au mouvement des Indignés, ou encore à Mai 68.

- 16 juin : l’étudiant Berkin Elvan, 15 ans, est grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène alors qu’il sortait chercher du pain pendant une intervention de la police. Il devient l’un des symboles de la répression ordonnée par le Premier ministre.

- 17 décembre : un vaste coup de filet anti-corruption est mené par la direction financière de la police. 56 personnes sont placées en garde à vue, parmi lesquelles les fils de trois ministres proches du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le maire (AKP) du quartier Fatih à Istanbul, des bureaucrates de premier plan et des hommes d’affaires liés au secteur de la construction et de la promotion immobilière.

25 décembre : démission de plusieurs ministres obligeant Erdogan à procéder à un vaste remaniement ministériel.

2014
- 7 janvier : le gouvernement licencie 350 policiers, dans le cadre du scandale politico-policier qui secoue le pays. Le lendemain, les préfets de police de 16 provinces sont limogés.

- 15 février : le Parlement entérine une loi sur le contrôle de l’Etat sur la nomination des juges et des procureurs, jugée anticonstitutionnelle par l’opposition.

- 18 février : la loi controversée sur le contrôle d’Internet est promulguée.

- 11 mars : décès de Berkin Elvan, après 269 jours de coma. Le lendemain, des dizaines de milliers de personnes défilent dans les rues d’Istanbul aux cris de "Tayyip, assassin", à l’occasion des funérailles de Berkin Elvan. De violents incidents éclatent en fin de journée entre la police et des manifestants, à Istanbul, à Ankara et dans plusieurs autres villes.

- 23 avril : le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan présente ses condoléances aux
descendants des Arméniens en 1915, une démarche présentée comme sans précédent.

- 12 mai : 301 morts dans l’effondrement de la mine de charbon de Manisa, dans l’ouest du pays, suite à un incendie et une explosion.

- 18 mai : 24 personnes, y compris les dirigeants, soupçonnés de négligence, de la société d’exploitation de la mine de Soma, sont arrêtés. Le lendemain, le PDG de la mine de Soma, Can Gürkan, est mis en examen et écroué.

- 22 mai : deux personnes ont été tuées et neuf blessées au cours de violents affrontements entre des manifestants antigouvernementaux et la police dans le quartier populaire Okmeydani à Istanbul.

- 11 juin : le gouvernement procède à une nouvelle vague de mutations visant plus de 2 000 magistrats dans le cadre de sa lutte contre ses ex-alliés de la confrérie de l’imam Fethullah Gülen, et à des changements à la tête de la Banque centrale.

- 1er juillet : le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est candidat à l’élection présidentielle du 10 août prochain. Ce sera le premier scrutin présidentiel qui se jouera au suffrage universel direct.

- 22 juillet : 55 haut responsables de la police sont arrêtés dans le cadre d’une enquête criminelle sur des allégations de corruption et d’abus de pouvoir, poursuivant la purge au sein de la police et de la magistrature.

12ème président : Recep Tayyip Erdogan (2014 – Aujourd’hui)

Il est élu le 10 août au suffrage universel direct, avec environ 52 % des voix.

- 21 août : le président élu Recep Tayyip Erdogan désigne le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu pour prendre la direction de l’AKP, le parti au pouvoir, et le poste de Premier ministre.

- 28 août : Investiture de Recep Tayyip Erdogan.

- 7 octobre : le pays est secoué par des manifestations de Kurdes dénonçant la passivité d’Ankara, car les jihadistes occupent Kobané, ville syrienne à quelques kilomètres de la frontière.

- 10 octobre : les autorités turques dénoncent la vague de violence qui a fait 31 morts à travers le pays, où des manifestants réclament une intervention armée contre les djihadistes de l’Etat islamique (EI) en Syrie.

- 12 octobre : La Turquie autorise les Etats-Unis à utiliser ses bases aériennes, en particulier la grande base d’Incirlik, dans le sud, pour lutter contre l’EI.

- 17 octobre : La justice abandonnera ses poursuites suite à l’affaire de corruption
du 17 décembre 2013.

- 24 novembre : devant un parterre de femmes réunies sur le thème de la justice et les femmes, le président Recep Tayyip Erdogan affirme haut et fort, Coran à l’appui, que les femmes ne pouvaient être considérées comme les égales des hommes, provoquant l’ire de ses détracteurs.

2015
- 31 mars : Attentat au palais de justice d’Istanbul par deux partisans du parti d’extrême gauche DHKP-C (=PKK) qui retenaient un procureur, Mehmet Selim Kiraz, surcombra à ses blessures. Kiraz dirigeait l’enquête sur la mort d’un adolescent de 15 ans, Berkin Elvan.

- 7 juin : au pouvoir depuis 13 ans, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) arrive en tête du scrutin lors des législatives mais n’obtient que 40,8 % des suffrages et 258 des 550 sièges de députés. Le Premier ministre Ahmet Davutoglu devra former un nouveau gouvernement.

- 20 juillet : au moins 31 morts dans l’attentat suicide sanglant dans la ville de Suruç (sud), à la frontière syrienne, attribué par le gouvernement turc au groupe Etat islamique (EI).

- 10 octobre : un double attentat suicide attribué au groupe jihadiste Etat islamique (EI) lors d’une manifestation pour la paix devant la gare d’Ankara fait 102 morts et plus de 500 blessés.

- 1er novembre : élections législatives anticipées, le parti conservateur du président Erdogan reconquiert la majorité absolue au Parlement.

- 24 novembre : un avion de chasse russe est abattu à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Ankara assure que l’appareil avait violé son espace aérien.

- 28 novembre, le président russe Vladimir Poutine signe un décret adoptant un ensemble de mesures de rétorsion économique contre la Turquie.

- 2 décembre, le ministère russe de la Défense affirme détenir la preuve de l’implication du président turc Recep Tayyip Erdogan et de sa famille dans des transactions financières avec le groupe jihadiste Etat islamique.

2016
- 12 janvier : au moins 10 morts, dont huit Allemands, et 15 blessés dans un attentat dans le centre touristique d’Istanbul. Selon les autorités, le kamikaze appartiendrait au groupe Etat islamique.

- 14 janvier : 6 personnes sont tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées dans l’attaque à la voiture piégée d’un commissariat par le PKK à Diyarbakir, sud-est du pays.

- 15 janvier : 21 universitaires sont placés en garde à vue, soupçonnés de « propagande terroriste » et d’« insulte aux institutions et à la République turque ». La raison : ils ont signé une pétition demandant l’arrêt des opérations militaires.

- 18 janvier : la justice engage des poursuites contre le chef du principal parti d’opposition, Kemal Kiliçdaroglu, président de la formation social-démocrate CHP, le Parti républicain du peuple, pour « insulte » au président Erdogan, pour l’avoir traité de « dictateur de pacotille » en dénonçant des arrestations très controversées d’intellectuels.

- 30 janvier : la Turquie accuse la Russie d’avoir violé son espace aérien près de la frontière syrienne et prévient que le pays devra « assumer les conséquences de ses actes », tandis que Moscou parle de « propagande sans fondement ».

- 15 février : le ton monte encore d’un cran entre les deux pays, un accusant l’autre de bombarder la Syrie : Ankara lâche ses bombes sur les Kurdes syriens, et Moscou veut maintenir à tout prix Bachar el-Assad au pouvoir.

- 17 février : au moins 28 personnes sont tuées et 60 autres blessées à Ankara lors d’un attentat à la voiture piégée visant des véhicules militaires.

- 26 février : deux journalistes, Can Dündar et Erdem Gül, sont libérés par décision de la Cour constitutionnelle, après trois mois de prison pour avoir écrit un article affirmant que la Turquie livrait des armes à des rebelles islamistes en Syrie. Le président se dit contre cette décision, provoquant un tollé dans l’opposition.

- 4 mars : la police turque investit les locaux du quotidien Zaman, hostile au président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan. Cette intervention a eu lieu après une décision judiciaire de placement sous tutelle du journal, qui renforce encore les inquiétudes pour la liberté de la presse en Turquie.

- 7 mars : à Bruxelles, 28 chefs d’Etat et de gouvernement du continent négocient avec la Turquie pour tenter de juguler les flux de migrants. Les pays européens comptent sur la coopération d’Ankara pour retenir plus de migrants sur son sol.

- 13 mars : au moins 35 personnes sont tuées et plus de 120 autres blessées par un attentat à la voiture piégée en plein centre d’Ankara.

- 14 mars : le Premier ministre Ahmet Davutoglu affirme que l’acte terroriste porte la signature des terroristes du PKK.

- 18 mars : conclusion d’un accord crucial pour régler la crise migratoire entre l’Union européenne et la Turquie, qui prévoit notamment le renvoi en Turquie de tous les migrants à partir du 20 mars.

- 19 mars : six jours après Ankara, c’est Istanbul qui est frappé par un attentat. Le dernier bilan fait état de six morts et 36 blessés, parmi lesquels figurent des ressortissants étrangers. L’auteur de l’attentat-suicide d’Istanbul lié au groupe Etat islamique.

- 25 mars : ouverture du procès des deux journalistes du quotidien Cumhuriyet, auteurs de révélations retentissantes, l’année dernière, sur la livraison d’armes des services de renseignement turcs en Syrie. Les deux hommes risquent la prison à vie pour espionnage, terrorisme et tentative de coup d’État.

- 4 avril : entrée en application de l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie, avec pour objectif de stopper le flux de migrants qui arrivent sur les côtes grecques.

- 11 avril : le président Erdogan porte plainte contre le comédien allemand Jan Böhmermann, après la diffusion d’une satire par la TV publique ZDF où Erdogan était traité de zoophile et de pédophile. Ankara demande à Berlin des poursuites pénales.

- 5 mai : le Premier ministre Ahmet Davutoglu confirme que le Parti de la justice et du développement (AKP) se réunirait en congrès extraordinaire le 22 mai et qu’il n’en briguerait pas la présidence en l’état actuel des choses. De profondes dissensions ont éclaté ces derniers jours entre le chef de l’État, Recep Tayyip Erdogan, et Ahmet Davutoglu.

- 2 mai : les députés adoptent le premier article très controversé d’une réforme constitutionnelle, qui permet de lever l’immunité parlementaire des élus de l’Assemblée. Un vote voulu par le président Erdogan et qui vise en particulier les forces pro-kurdes du Parlement, dont les députés pourraient désormais être accusés de soutenir le PKK et d’apologie du terrorisme.

- 22 mai : l’AKP, le parti au pouvoir, réuni en congrès extraordinaire, valide la nomination de son nouveau dirigeant, Binali Yildirim, qui devient Premier ministre.

- 24 mai : le nouveau Premier ministre Binali Yildirim forme un gouvernement de fidèles à Erdogan.

- 7 juin : nouvel attentat à Istanbul, dans le centre-ville historique, où une voiture en stationnement explose au passage d’un autocar de la police. Le bilan provisoire fait état d’au moins 12 morts et 36 blessés. Le président pointe du doigt le PKK.

- 8 juin : la police est à nouveau visée par un attentat, dans le sud-est du pays, à Midyat. La déflagration, extrêmement violente, fait plusieurs victimes.

- 28 juin : au moins 41 personnes sont tuées dans une attaque kamikaze à l’aéroport international Atatürk d’Istanbul. C’est l’attaque la plus meurtrière dans la métropole turque, déjà visée plusieurs fois par le terrorisme cette année.

- 9 juillet : normalisation des relations russo-turques.

- 11 juillet : bras de fer militaro-diplomatique entre l’Allemagne et la Turquie, suite à la reconnaissance par le Parlement allemand du soit disant "génocide" arménien.

- 15 juillet : un groupe de putschistes affirme avoir pris le pouvoir en Turquie pour protéger l’ordre démocratique et les droits de l’homme. Après une nuit meurtrière, le Premier ministre annonce lors d’une conférence de presse que la situation est « entièrement sous contrôle ». Le pouvoir a l’intention d’aller vite pour identifier et punir les responsables et les sympathisants de la tentative de putsch. Des milliers de militaires sont aux arrêts, et des limogeages en série sont menés au sein de l’administration.

- 17 juillet : le gouvernement annonce la mise en garde à vue de 6 000 personnes : des généraux, des juges, des procureurs ou encore des soldats.

- 20 juillet : le président Recep Tayyip Erdogan annonce l’instauration de l’état d’urgence pour trois mois à la suite de la tentative de coup d’Etat manqué.

- 25 juillet : au lendemain d’une manifestation de masse, qui a réuni à Istanbul des partisans de Recep Tayyip Erdogan et certains de ses détracteurs au nom de la défense de la démocratie, le président turc et son Premier ministre rencontrent le dirigeant du principal parti d’opposition, le CHP (laïc, centre gauche), et celui du MHP (nationaliste, classé à droite).

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Messages

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