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Bilan du terrorisme Arménien

dimanche 28 octobre 2012, par Redacteur

1978

2 juin, Madrid

Attentat contre la voiture de l’ambassadeur turc Zeki Kuneralp. Son épouse Necla Kuneralp ainsi que l’ambassadeur retraité Besir Balcioglu sont immédiatement tués par le déluge de balles. Le chauffeur espagnol Antonio Torres succombent à ses blessures peu de temps après. L’ASALA et le JCAG se disputent la « responsabilité » pour cet attentat.

6 décembre, Genève

Une bombe explose devant le consulat turc. Sérieux dégâts matériels. Le groupe « Nouvelle Résistance Arménienne » revendique l’attentat.

17 décembre, Genève

Une bombe explose devant le bureau du THY. L’ASALA revendique la « responsabilité ».

8 juillet, Paris

La capitale française est bouleversée par quatre attentats à la bombe. Le premier dans le bureau de la compagnie THY, la deuxième bombe explose dans le bureau de l’attaché pour le travail, puis la troisième dans l’office turc du tourisme. La quatrième bombe, qui visait le représentant turc auprès de l’OCDE, a pu être désamorcée à temps. Le JCAG revendique la « responsabilité ».

1979

22 août, Genève

Une bombe est jetée contre la voiture du consul turc Niyazi Adali. Le diplomate n’est pas blessé, par contre deux passants suisses le sont. Deux voitures sont détruites.

27 août, Francfort

Un passant est blessé par une bombe qui détruit complètement le bureau de THY. L’ASALA revendique l’attentat.

4 octobre, Copenhague

Deux Danois sont blessés par une bombe qui explose non loin du bureau de la compagnie THY. L’ASALA revendique la « responsabilité ».

12 octobre, La Haye

Des terroristes arméniens attaquent en plein jour Ahmed Benler, fils de l’ambassadeur turc Özdemir Benler. Une dizaine de personnes sont témoins de l’abattage de l’étudiant en médecine né en 1952. Les meurtriers réussissent à prendre la fuite. Le JCAG et l’ASALA se disputent la « responsabilité » de cet attentat.

30 octobre, Milan

Le bureau de la compagnie THY est entièrement détruit par une bombe. L’ASALA revendique l’attentat.

8 novembre, Rome

Le bureau du chef de l’office turc du tourisme est entièrement détruit par une bombe. L’ASALA revendique l’attentat.

18 novembre, Paris

Une bombe détruit les bureaux des agences THY, KLM et Lufthansa. Deux policiers sont blessés.
LASALA revendique la « responsabilité ».

25 novembre, Madrid

Une bombe explose devant les bureaux de la Trans World Airlines et de la British Airlines. L’ASALA revendique la « responsabilité » pour cet attentat et déclare qu’il s’agit là d’un avertissement pour le Pape. Il ferait mieux de renoncer à son voyage en Turquie.

9 décembre, Rome

Deux bombes explosent au centre-ville et détruisent les bureaux de Pan American, British Airways et Philipine Airways. Neuf blessés. La « Nouvelle Organisation de Résistance Arménienne » revendique la « responsabilité ».

17 décembre, Londres

Une bombe cause de sérieux dégâts dans le bureau du THY. Le « Front pour la libération de l’Arménie » revendique l’attentat.

22 décembre, Paris

L’attaché turc pour le tourisme, Yilmaz Colpan est assassiné à bout portant sur les Champs Elysées. L’ASALA, le JCAG ainsi qu’une organisation « Mouvement Militant Arménien contre le Génocide » se dispute cet attentat.

22 décembre, Amsterdam

Une bombe cause de graves dégâts dans les bureaux du THY. LASALA revendique l’attentat.

23 décembre, Rome

Une bombe explose devant les bureaux d’une organisation du Concile Mondial des Églises ayant pour fonction de secourir des réfugiés. Cette organisation sert souvent de point d’accueil pour des immigrés arméniens en provenance du Liban. L’ASALA revendique la « responsabilité » pour cette attaque et avertit l’Italie de ne pas freiner la diaspora arménienne.

23 décembre, Rome

Trois bombes explosent devant les bureaux de la TWA et d’Air France. Une douzaine de passagers sont blessés. L’ASALA revendique la « responsabilité » et précise que ces attentats ne sont qu’un avertissement pour le gouvernement français de ne pas prendre de mesures répressives à l’égard d’Arméniens vivant en France (contrôle de suspects, recherches visant à éclaircir un crime).

1980

10 janvier, Téhéran

Une bombe explose devant le bureau du THY et cause de sérieux dégâts. L’ASALA revendique la responsabilité.

20 janvier, Madrid

Une série d’attentats à la bombe causant de nombreux blessés ébranle les bureaux de la TWA, British Airways, Swissair et Sabena. Un groupe se nommant le « Commando de Justice pour le génocide d’Arméniens » revendique ces attentats.

2 février, Bruxelles

Deux bombes explosent en l’espace de quelques minutes devant les bureaux de la THY et de l’Aeroflot. Le « Nouveau Groupe Arménien de Résistance » publie un communiqué dans lequel il revendique la « responsabilité » pour les deux attaques.

6 février, Berne

Un terroriste ouvre le feu sur l’ambassadeur turc Dogan Turkmen qui échappe à cet attentat avec de légères blessures. L’assassin, un Arménien vivant à Marseille, Max Klindjian est arrêté puis extradé en
Suisse. Le JCAG revendique l’attentat.

18 février, Rome

Deux bombes causent de sérieux dégâts aux bureaux de la Lufthansa, El Al et Swissair. Plusieurs coups de fil expliquent ces attentats : les Suisses se comportent de manière répressive face aux Arméniens, les Allemands soutiennent le « fascisme turc », et finalement les Juifs sont des sionistes. (ASALA).

10 mars, Rome

Plusieurs bombes visant les bureaux du THY et de l’office turc du tourisme explosent sur la Pizza délia Republica. Deux Italiens sont tués et quatorze blessés. Une « armée secrète de la nouvelle résistance arménienne » revendique ces attentats.

17 avril, Rome

L’ambassadeur turc auprès du Saint-Siège, Vecdi Türel, est grièvement blessé et son chauffeur, Tahsin Güvenç légèrement blessé. Le JCAG revendique l’attentat.

19 mai, Marseille

Une fusée installée de façon à viser le consulat turc est découverte à temps et désamorcée. L’ASALA ainsi qu’un mouvement « Avril Noir » se disputent l’attentat.

31 juillet, Athènes

Galip Özmen ainsi que sa famille sont les victimes d’une attaque de terroristes arméniens contre leur voiture. Galip Özmen et sa fille de quatorze ans succombent à leurs blessures, sa femme Sevil et son fils de seize ans Kaan sont grièvement blessés. L’ASALA revendique la « responsabilité » pour ces meurtres.

5 août, Lyon

Deux terroristes arméniens prennent d’assaut le consulat turc et ouvrent le feu. Ils tuent deux personnes et en blessent plusieurs autres. L’ASALA revendique la « responsabilité ».

11 août, New York

Un « Groupe Arménien » jette des bombes de peinture contre la Turkish House (en face du siège des Nations-Unis, cet immeuble héberge le consulat turc et la délégation turque auprès des Nations-Unis) afin de rappeler au gouvernement impérialiste turc ses crimes contre le peuple arménien.

26 septembre, Paris

Selçuk Bakkalbasi, diplomate turc, est blessé par deux balles au moment où il rentrait chez lui. Il survit à ses blessures mais restera partiellement paralysé. L’ASALA ainsi qu’une « Organisation de l’Armée Secrète Arménienne » se disputent l’attentat.

3 octobre, Genève

Deux arméniens sont blessés dans leur chambre d’hôtel lors de l’explosion d’une de leurs bombes. Les deux hommes, Suzi Machseredian de Ganoga Park en Californie ainsi qu’Alexandre Jenikomechian sont emprisonnés. Il en résulte la création d’un nouveau groupe qui se nommera « 3 Octobre » et qui sera à l’origine de nombreux attentats contre des « cibles » suisses.

3 octobre, Milan

L’explosion d’une bombe blesse deux Italiens devant le bureau du THY. L’ASALA revendique l’attentat.

5 octobre, Madrid

Les bureaux de l’ALITALIA sont la cible d’un attentat à la bombe. Douze passants sont blessés. « L’Armée secrète pour la libération de l’Arménie » revendiquent l’attentat.

6 octobre, Los Angeles

Attentat au moyen de deux cocktails Molotov contre l’appartement du consul turc Kemal Arikan. Le consul ne subit que de légères blessures.

10 octobre, Beyrouth

Deux bombes explosent non loin de bureaux suisses. Le groupe « 3 Octobre » revendique l’attentat. Le même jour, de similaires attentats se produisent à Londres.

12 octobre, New York

Une bombe explose devant le « Turkish House », quatre passants sont blessés. Le JCAG revendique l’attentat.

12 octobre, Los Angeles

Les bureaux d’une agence de voyage dont le propriétaire est d’origine turque sont dévastés par une bombe. L’ASALA revendique la « responsabilité ».

12 octobre, Londres

Une bombe saccage l’office turc du tourisme. L’ASALA revendique la « responsabilité ».
Un centre commercial suisse dans le cœur de la ville est détruit par une bombe. Le « 3 Octobre » a frappé.

13 octobre, Paris

L’office suisse du tourisme est détruit par une bombe. L’organisation « 3 Octobre » revendique à nouveau cet attentat.

21 octobre, Interlaken/Suisse

Dans un train rapide suisse en provenance de Paris, on découvre une bombe qui n’a heureusement pas explosé. On estime que les responsables de cet attentat qui aurait pu avoir des suites catastrophiques font partie de l’organisation « 3 Octobre ».

4 novembre, Genève

Une bombe devant le palais de justice cause de sérieux dommages. Le « 3 Octobre » revendique l’attentat.

10 novembre, Rome

Un attentat contre les bureaux de la SWISSAIR cause cinq blessés. L’ASALA, le « 3 Octobre » ainsi que le « Parti Travailleur Turco-Kurde » revendique cet attentat.

19 novembre, Rome

L’office turc du tourisme ainsi que le THY subissent de sérieux dégâts lors d’explosions. L’ASALA revendique l’attentat.

25 novembre, Genève

Les bureaux de la Caisse d’Épargne Suisse sont endommagés par une bombe. Le responsable : « 3 Octobre ».

5 décembre, Marseille

Une bombe découverte dans le consulat suisse est désamorcée. « 3 Octobre ».

15 décembre, Paris

Découverte de deux bombes dans les bureaux de l’office du tourisme. L’organisation « 3 Octobre » considère cet attentat comme une vengeance pour la coopération franco-suisse dans la lutte contre le terrorisme arménien.

25 décembre, Zurich

Une bombe détruit le système radar de l’aéroport Zurich-Kloten. Une autre placée sur l’aire d’atterrissage est désamorcée. Les responsables pour ce massacre avorté : « 3 octobre ».

29 décembre, Madrid

Un journaliste espagnol est déchiré par une bombe alors qu’il essayait de téléphoner à la rédaction de son journal afin de lui communiquer son rapport concernant un attentat à la bombe contre les bureaux de la SWISSAIR. Responsabilité : « 3 octobre ».

30 décembre, Beyrouth

Attentat contre les bureaux du « Crédit Suisse ». L’ASALA et le « 3 octobre » se disputent la responsabilité.

1981

2 janvier, Beyrouth

Par le biais d’un communiqué de presse, l’ASALA menace tous les diplomates suisses à cause du mauvais traitement que subissent Suzi et Alex en Suisse. L’ASALA déclare quelques jours plus tard accorder à la Suisse un répit jusqu’au 15 janvier.

14 janvier, Paris

Une bombe explose dans la voiture du diplomate Ahmet Erbeyli. Erbeyli survit bien que sa voiture soit complètement détruite. Un groupe se nommant « Commando Alex Jenikomechian » ainsi que l’ASALA revendiquent la responsabilité.

27 janvier, Milan

Une bombe cause des dommages aux bureaux de la SWISSAIR ainsi qu’à ceux de l’office suisse du tourisme et blesse deux passants. Dans un communiqué remis à tous les journaux locaux, le groupe « 3 octobre » revendique la responsabilité.

3 février, Los Angeles

Une bombe est désamorcée dans le consulat suisse. Les terroristes font part de leur intention de continuer les attentats jusqu’à la libération de leur ami Suzy Mahseredian.

5 février, Paris

Explosion d’une bombe dans les bureaux de la TWA et d’Air France. Un blessé, de sérieux dommages matériels. Le « Mouvement Arménien Nationaliste du 3 Octobre » revendique l’attentat.

4 mars, Paris

Deux terroristes ouvrent le feu sur Resat Morali (l’attaché du travail), Teceli Ari (attaché pour les affaires religieuses à l’ambassade de Turquie) et sur Ilday Karakoc (représentant de « Anadolu Bankasi »). Les trois turcs réussissent à prendre la fuite mais Teceli Ari est touché et meurt peu de temps après. Resat Morali et Ilday Karakoc se réfugient dans un café, mais ils sont expulsés par le propriétaire. Karakoc réussit à s’enfuir, mais Morali est assassiné devant le café. De nombreux témoins, mais personne ne put se souvenir et décrire les meurtriers. Le groupe « Schahan Natali » ainsi que l’ASALA revendiquent la « responsabilité ».

12 mars, Téhéran

Plusieurs terroristes membres de l’ASALA assassinent deux gardes lors d’une tentative d’occupation de l’ambassade de Turquie. Deux des terroristes sont arrêtés et exécutés par les Perses. LASALA revendique la « responsabilité ».

3 avril, Copenhague

Cavit Demir, l’attaché du travail auprès de l’ambassade de Turquie, est grièvement blessé par plusieurs coups de feu alors qu’il rentrait chez lui très tard le soir. Il ne doit la vie qu’à de nombreuses opérations. L’ASALA et le JCAG revendiquent la responsabilité.

3 juin, Los Angeles

Une représentation de danses folkloriques turques est annulée à cause de plusieurs bombes. Des menaces similaires mènent à l’annulation d’une autre représentation à San Francisco.

9 juin, Genève

Un terroriste arménien, Mardiros Jamgotschian, assassine un employé du consultât turc : Mehmet Savas Yerguz. L’arrestation de ce terroriste de l’ASALA donne naissance à un nouveau groupe : « 9 Juin ». Il sera responsable d’une série d’attentats à la bombe.

11 juin, Paris

Un groupe de terroristes arméniens mené par Ara Toranian occupe les bureaux de THY. Les autorités françaises n’interviennent qu’après de virulentes protestations de la part de l’ambassade de Turquie.

19 juin, Téhéran

Une bombe explose dans les bureaux de la SWISSAIR. L’organisation « 9 Juin » revendique l’attentat.

26 juin, Los Angeles

Une bombe explose devant l’immeuble de la Swiss Banking Corporation. Une fois de plus de « 9 Juin » revendique l’attentat.

19 juillet, Berne

Une bombe explose devant le Parlement suisse. « 9 Juin ».

20 juillet, Zurich

Le « 9 Juin » frappe à nouveau : une bombe explose dans une cabine photographique.

21 juillet, Lausanne

20 femmes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe dans un grand magasin. (« 9 juin »)

22 juillet, Genève

Une bombe explose dans un casier de la consigne de la gare. Il s’agit probablement d’un attentat manqué du « 9 juin ».
Une heure plus tard, une autre bombe explose dans un casier. Il n’y eut pas de blessés car tout l’immeuble avait été évacué auparavant.

11 août, Copenhague

Deux bombes détruisent les bureaux de la SWISSAIR. Un touriste américain est blessé. Le « 9 juin » revendique la « responsabilité ».

20 août, Los Angeles

Une bombe explose devant les bureaux de « Swiss Précision Instrument ». Responsable : « 9 juin ».

20 août, Paris

Explosion chez ALITALIA. L’organisation terroriste « 3 octobre » veille à ne pas se faire oublier.

15 septembre, Copenhague

Deux personnes sont grièvement blessées par l’explosion d’une bombe devant les bureaux de THY. Une autre bombe est désamorcée. Les responsables : « La 6ème Armée de Libération Arménienne ».

17 septembre, Téhéran

Une explosion détériore l’immeuble de l’ambassade suisse. (ASALA, « 9 juin »).

24 septembre, Paris

Quatre terroristes arméniens occupent le consulat turc. Le consul Kaya Inal et un garde (Cemal Özen) sont grièvement blessés. Les terroristes prennent 56 otages, deux sont légèrement blessés. Ils ne permettent le transfert de Özen dans un hôpital que trop tard : il succombe à ses blessures. Réalisant que leurs revendications, entre autre la libération de tous les terroristes arméniens, ne seront pas réalisées, les terroristes demandent le statut de « prisonniers politiques ». Tous sont d’origine libanaise et membres de l’ASALA.

3 octobre, Genève

La poste centrale et la cour de justice cantonale sont les cibles d’attentats à la bombe ... au moment même où une instance contre un terroriste arménien était en cours. Un blessé. Responsable : « 9 juin ».

25 octobre, Rome

Un échange de coups de feu a lieu entre un terroriste arménien et le second secrétaire de l’ambassade de Turquie Gökberk Ergenekon. Ce dernier parvient malgré ses blessures à quitter sa voiture et à tirer sur le terroriste qui réussit à s’enfuir. Le groupe « 24 septembre », une branche de l’ASALA, assume la responsabilité.

25 octobre, Paris

Le fameux restaurant « Fouquet’s » est la cible d’un attentat à la bombe arménien. Responsable : « Septembre-France ».

26 octobre, Paris

Le même groupe est responsable de l’explosion d’une bombe dissimulée dans une voiture devant le restaurant « Le Drugstore ».

27 octobre, Paris

« Septembre-France » commet un attentat à la bombe à l’aéroport Paris-Roissy.
Une deuxième bombe explose dans un ascenseur de l’aéroport Paris-Roissy. Aucun blessé. Responsable :
« Septembre-France ».

28 octobre, Paris

Ce même groupe commet un attentat dans un cinéma. Trois blessés.

3 novembre, Madrid

Trois blessés et de graves dégâts aux immeubles environnants lors de l’explosion d’une bombe dans les bureaux de la SWISSAIR. Responsable : ASALA.

5 novembre, Paris

Un blessé lors de l’explosion d’une bombe à la gare de Lyon. Responsable : « Organisation-Orly ». Cette organisation doit son nom à l’arrestation par les autorités de l’aéroport d’Orly d’un Arménien en possession de faux papiers. Le but de cette organisation est de libérer à coup de bombes cet homme ainsi que d’autres.

12 novembre, Beyrouth

Explosions simultanées de plusieurs bombes devant trois immeubles français : celui d’Air France, devant le centre culturel et devant la maison du consul.
Responsable : « Organisation-Orly ».

14 novembre, Paris

Non loin de la tour Eiffel, une voiture est entièrement détruite par une bombe. Responsable : « Organisation-Orly ».
« Orly » tire sur un groupe de touristes sur le point de quitter un bateau-mouche.

15 novembre, Beyrouth

Trois immeubles français sont les cibles d’attentats :
Les bureaux de l’Union des Assurances de Paris, celui d’Air France ainsi que de la Banque Libano-Française.
Responsable : « Orly ».

15 novembre, Paris

Un restaurant de la chaîne « McDonald » est détruit.
« Septembre-France ».

16 novembre, Paris

Une explosion à la gare de l’Est blesse deux passants.
« Orly » assume la « responsabilité ».

18 novembre, Paris

« Orly » annonce un attentat contre la gare du Nord.
Aucune bombe n’est trouvée.

20 novembre, Los Angeles

Le consulat turc à Beverly Hills est sérieusement endommagé.
Responsable : CCAG.

1982

13 janvier, Toronto

ASALA est responsable de graves dégâts matériels causés par une bombe déposée dans le consulat turc.

17 janvier, Genève

Explosion d’une bombe - l’ASALA ainsi que le « 9 juin » se disputent la responsabilité. Aucun blessé mais un grand nombre de voitures détruites.

17 janvier, Paris

Explosion d’une bombe devant l’Union des Banques, suivie de peu par une autre explosion devant le Crédit Lyonnais. Une fois de plus « Orly » est responsable.

19 janvier, Paris

Explosion d’une bombe devant les bureaux d’Air France au Palais des Congrès. A nouveau : « Orly ».

28 janvier, Los Angeles

Kemal Arikan, le consul général de Turquie, est assassiné par deux terroristes arméniens. Un des meurtriers, Hampig Sassunian, est inculpé, il n’est âgé que de 19 ans. Son complice Krikor Saliba, un Arménien libanais, réussit à s’enfuir. Hampig Sassunian est un triste symbole du terrorisme arménien : ce jeune homme n’est pas le véritable coupable, la responsabilité incombe à ceux qui l’ont entraîné dans ces actions terroristes, ils dirigent ces attentats et transforment leurs jeunes victimes en estropiés mentaux pour en faire des assassins.

22 mars, Boston (Cambridge, Mass.)

Le prélude d’un meurtre abominable : le magasin du consul général turc à Boston est détruit par une explosion. Orhan Gundùz reçoit un ultimatum : il a le choix entre la renonciation à son titre et son « exécution ». Orhan Gündüz rejette cette menace. La « responsabilité » - un mot qui paraît déplacé dans ce contexte - est réclamée par le JCAG.

26 mars, Beyrouth

Deux morts lors de l’explosion d’une bombe dans un cinéma qui montrait occasionnellement des films turcs. 16 blessés. Un attentat de l’ASALA.

8 avril, Ottawa

Kani Gungor, le délégué commercial de l’ambassade de Turquie au Canada, est grièvement blessé lors d’un attentat perpétré par des terroristes arméniens dans le garage de sa maison. ASALA.

24 avril, Dortmund

Plusieurs hommes d’affaires turcs sont victimes d’attentats terroristes arméniens. La « Nouvelle Organisation de Résistance Arménienne » assume la « responsabilité ». Quand un assassin laisse de tels indices - comme c’est le cas ici, dans l’affaire du meurtre perpétré sur la personne du consul honoraire de Turquie Orhan Gündüz (à Boston en mai 1982), c’est déjà beaucoup : il abandonna sur les lieux un Magnum 357, une arme à feu de calibre 9 mm ainsi qu’une chemise de jogging. D’après la description donnée par un témoin, la police reconstitua un portrait robot du coupable ; la télévision et la presse participèrent aux recherches pour retrouver l’auteur de l’attentat. Toutefois lorsque le témoin fut abattu à son tour et ne survécut que de justesse, la source des renseignements venant de la population se tarit. Résultat : Le meurtrier de Orhan Gündüz ne fut jamais arrêté.

4 mai, Boston (Cambridge, Mass.)

Orhan Gündüz, consul honoraire turc à Boston, n’a pas cédé à l’ultimatum des terroristes arméniens le sommant de renoncer à son titre. Il est attaqué et abattu de sang-froid. Le président Roland Reagan en personne ordonne une instruction. En vain. Un témoin qui avait donné une description d’un des auteurs de l’attentat est abattu. Il survit... mais gardera dorénavant le silence. Un des « triomphes » les plus immondes dans l’histoire insensée et irrationnelle du terrorisme arménien. Un meurtre pareil n’avance en rien les terroristes arméniens, mais il servira Peut-être d’affirmation de soi-même à ce milieu déjà complètement noyé de satisfaction personnelle.

4 mai, Genève

Des bombes explosent dans deux banques. Responsable : Une « Organisation Arménienne de Punition
Mondiale ».

18 mai, Toronto

Quatre Arméniens sont appréhendés alors qu’ils essaient de faire sortir clandestinement de l’argent destiné à financer les activités terroristes arméniennes. Cet argent avait auparavant été obtenu dans la communauté arménienne à force de pression. Au cours de l’instruction, on découvrit que la maison d’un Arménien qui avait refusé de payer sa contribution, avait été entièrement détruite à l’aide de bombes incendiaires.

18 mai, Tampa (Floride)

Nas Karahan, consul honoraire turc, se défend l’arme en main contre des terroristes arméniens. Ces derniers s’enfuient sans demander leur reste.

18 mai, Los Angeles

Une bombe endommage l’immeuble de la Swiss Banking Corporation. Les suspects : quatre Arméniens que la police connaît bien, tous membres de l’ASALA.

26 mai, Los Angeles

Trois membres de l’ASALA sont pris en flagrant délit alors qu’ils essaient d’installer une bombe dans les bureaux d’Air Canada.

7 juin, Lisbonne

Erkut Akbay, attaché administratif de l’ambassade de Turquie ainsi que sa femme Nakide sont assassinés devant leur résidence. JCAG revendique la « responsabilité ».

1 juillet, Rotterdam

Cemalettin Demirer, consul général turc est attaqué par quatre terroristes arméniens. « L’Armée Rouge Arménienne » assume la responsabilité - ou du moins ce qu’ils entendent par ce terme.

21 juillet, Paris

Une explosion dans un café sur la place Saint-Severin cause 16 blessés. Responsable : « Orly ». Le motif : « Orly » se plaint de ce que les prisonniers arméniens sont classés prisonniers de droit commun et non pas prisonniers politiques.

26 juillet, Paris

Deux femmes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe posée par « Orly » dans le pub « Saint-Germain ».

7 août, Ankara, aéroport d’Esenboga

Deux terroristes arméniens ouvrent le feu dans une salle d’attente bondée. L’un des terroristes prend plus Levon Ekmekdschian (un nom turc qui signifie fils de boulanger) était l’un des deux hommes, coupables du massacre d’Ankara. Neuf personnes furent tuées et 82 furent blessées, plusieurs d’entre elles grièvement, au cours d’une attaque à main armée contre des passagers aériens complètements étrangers à l’affaire. L’auteur de l’attentat d’ASALA, qui avait survécu à la fusillade avec la police, fut traduit en justice et exécuté. Celui-ci, comme tous les autres pitoyables auteurs d’attentats, qui sont les victimes d’un ample endoctrinement de la part de leurs mandants, était, tout d’abord, convaincu du bien-fondé de son action. Toutefois, pendant sa réclusion, il a complètement changé d’attitude et a demandé à ses compatriotes de s’abstenir de commettre ces meurtres insensés.

8 août, Paris

Une bombe est désamorcée. « Orly » déplore la découverte.

12 août, Paris

Des terroristes ouvrent le feu sur un policier chargé de la surveillance de l’attaché turc pour le tourisme. Par chance, la policier ne subit aucune blessure.

27 août, Ottawa

Colonel Atilla Altikat, attaché militaire de l’ambassade de Turquie, tombe dans un guet-apens mais réussit à en réchapper sans dommage.

9 septembre, Bourgas (Bulgarie)

Bora Sülekan, attaché administratif du consulat turc, est assassiné devant sa maison. Le meurtrier dépose un message : « Nous avons tué un diplomate turc. Groupe de Combat du parti de Justice contre le Génocide Arménien ».
Un appel téléphonique anonyme annonça que cet attentat était l’œuvre d’une organisation-fille de l’ASALA à Beyrouth.

26 octobre, Los Angeles

Cinq terroristes arméniens comparaissent en justice pour avoir essayé de faire sauter les bureaux du consul honoraire turc à Philadelphie. Tous étaient membres de JCAG.

8 décembre, Athènes

Deux Arméniens motorisés jettent des bombes contre les bureaux de la SAUDI ARABIAN AIRLINES. Une des bombes toucha un câble de haute tension et causa la mort du terroriste. Son complice Vahech Kontaverdian, un
Arménien d’origine iranienne fut appréhendé. Au cours de l’instruction, il devint évident que ces deux terroristes étaient au service de l’ASALA ; le motif de cet attentat : l’Arabie Saoudite entretient des relations amicales avec la
Turquie.

1983

21 janvier, Anaheim, Californie

Après l’explosion d’une bombe qui fut la cause d’un incendie important dans une boulangerie, neuf bombes
« Très puissantes » sont découvertes.

22 janvier, Paris

Deux terroristes attaquent avec des grenades à main les bureaux de THY. De sérieux dommages, aucun blessé.
Responsable : l’ASALA.

22 janvier, Paris

La police française découvre et désamorce une bombe non loin du guichet de THY à l’aéroport d’Orly.

2 février, Bruxelles

Attentat à la bombe contre les bureaux de THY. Responsable : La « Nouvelle Armée Arménienne de Résistance »

28 février, Luxembourg

Une bombe placée dans l’ambassade de Turquie est désamorcée. A New-York, le journal « Armenian Reporter » déclare que le responsable est la « Nouvelle Armée Arménienne de Résistance ».

28 février, Paris

Une bombe explose dans les locaux de l’agence de voyage : « Marmara ». René Martin, employé de l’agence, est tué, quatre français sont blessés. Quelques minutes après l’attentat, l’ASALA revendique l’attentat.

9 mars, Belgrade

L’ambassadeur de Turquie, Galip Balkar est assassiné. Necati Kaya, son chauffeur, est touché au ventre. Des passants courageux poursuivent les meurtriers. Un colonel yougoslave est tué, un policier réussit à arrêter un des meurtriers. Le deuxième arménien blesse au cours de sa fuite un étudiant et une jeune fille, tous deux succombent à leurs blessures. Mais les deux Arméniens, Krikor Levonian et Raffi Elbekian, sont appréhendés et traduits en justice.

31 mars, Francfort

Menaces d’attentats à la bombe contre la rédaction du journal « TERCÜMAN ».

24 mai, Bruxelles

Plusieurs bombes explosent devant le centre culturel turc et devant l’office turc du tourisme. Un Italien, le directeur de cet office, est blessé.
Responsable : ASALA.

16 juin, Istanbul

Des terroristes arméniens attaquent avec des grenades à main et des armes automatiques le basar. Deux morts, 21 blessés. Responsable : ASALA.

8 juillet, Paris

Le « British Council » est la cible d’une attaque de terroristes arméniens. Le motif : la comparution en justice de terroristes arméniens à Londres.

14 juillet, Bruxelles

Dursun Aksoy, attaché administratif de l’ambassade de Turquie, est assassiné. Trois groupes revendiquent la honte d’avoir commis cet attentat : ASALA, JCAG et « l’Armée Révolutionnaire Arménienne ».

15 juillet, Paris

Une bombe explose devant le guichet de THY à l’aéroport d’Orly. Huit morts, plus de soixante blessés. Un Arménien d’origine syrienne âgé de 28 ans avoue avoir posé les bombes. Il avoue également qu’il avait prévu de ne faire exploser la bombe qu’une fois l’avion en l’air.

15 juillet, Londres

Une bombe pareille à celle d’Orly est désamorcée.
Responsable pour les deux attentats : l’ASALA.

18 juillet, Lyon

Menaces d’attentats à la bombe contre la gare centrale.

20 juillet, Lyon

Evacuation en panique de l’arrêt Perrache à Lyon après une menace d’attentat à la bombe de la part de l’ASALA.

22 juillet, Téhéran

Attaques à la bombe contre l’ambassade française et contre l’immeuble d’AIR FRANCE. Responsable : « Orly ».

27 juillet, Lisbonne

Cinq terroristes arméniens essaient d’occuper l’ambassade de Turquie. N’ayant pas réussi à occuper le bureau du chancelier, ils pénètrent dans la résidence et prennent le chargé d’affaires ainsi que sa famille en otage. Une bombe explose dans les mains des terroristes, quatre d’entre eux ainsi que la femme du chargé d’affaires, Mme Cahide Mihçioglu sont tués.
Yurtsev Mihçioglu ainsi que son fils sont blessés. Le cinquième terroriste avait été tué par un garde turc lors de l’assaut de l’ambassade. Un policier portugais est tué, un autre est grièvement blessé. Responsable » pour cet attentat est un groupe qui se nomme « ARA ».

28 juillet, Lyon

De nouvelles menaces d’attentat à la bombe contre la gare de Perrache (ASALA).

29 juillet, Téhéran

Menaces d’attaques avec des fusées contre l’ambassade turque. L’Iran renforce son dispositif de contrôle des Arméniens.

31 juillet, Lyon et Rennes

Des menaces d’attentats à la bombe forcent deux avions de ligne à atterrir en catastrophe.

10 août, Téhéran

Une voiture piégée explose devant l’ambassade française. L’ASALA revendique cet attentat.

25 août, Bonn

Une série d’attentats à la bombe contre des consulats français cause la mort de deux passants, 23 personnes sont blessées. L’ASALA revendique la « responsabilité ».

9 septembre, Téhéran

Attentat à la bombe contre l’ambassade française. Deux passants sont blessés. Responsable : le groupe « Orly ».

1 octobre, Marseille

Une explosion à la foire internationale du commerce détruit les pavillons soviétiques, américains et algériens. Un mort, 26 blessés. L’ASALA ainsi que le groupe « Orly » revendiquent la « responsabilité ».

6 octobre, Téhéran

Deux blessés lors d’un attentat à la bombe contre une voiture de l’ambassade française. « Orly ».

29 octobre, Beyrouth

Attaque à l’aide de grenades à main contre l’ambassade française. L’un des terroristes est appréhendé.

29 octobre

Trois terroristes arméniens prennent l’ambassade de Turquie d’assaut. L’un des terroristes, Sarkis Danielian, est appréhendé par les gardes turcs, il n’est âgé que de 19 ans . . . l’ASALA revendique la « responsabilité ».

1984

4 février, Paris

Menaces arméniennes d’attentats à la bombe contre Air France et New-York-Machine.

28 mars, Téhéran

Une série parfaitement minutée d’attaques contre des diplomates turcs est exécutée :
Deux terroristes arméniens tirent sur un membre de la délégation militaire, Ismail Pamukcu, qui est grièvement blessé. Hasan Servet Oktem, premier secrétaire de l’ambassade de Turquie, est blessé alors qu’il quitte sa maison.
Ibrahim Özdemir, attaché administratif, réussit à faire arrêter deux arméniens. L’après-midi de ce même jour, deux autres terroristes sont appréhendés. Un terroriste arménien est déchiré par sa bombe alors qu’il essaie de la fixer dans la voiture de l’attaché commercial turc. L’identification de ce mort révèle qu’il s’agit de Sultan Gregorian Semaperdan (ASALA).

29 mars, Los Angeles

L’ASALA adresse des menaces d’attentats aux sportifs turcs qui prévoient de prendre part aux Jeux Olympiques.

8 avril

L’ASALA publie un communiqué, déclarant que tous les avions à destination de la Turquie sont considérés comme cibles militaires.

26 avril, Angora

Le premier ministre Turgut Özal reçoit une menace de l’ASALA : pendant son séjour en Iran, une « action » de grande envergure sera lancée contre la Turquie.

28 avril, Téhéran

Deux motards ouvrent le feu sur Iшik Önder et sa femme Sadiye alors qu’ils se rendent à l’ambassade de Turquie. Önder succombe à ses blessures. L’ASALA revendique ce meurtre aussi insensé que les précédents.

20 juin, Vienne/Autriche

Une bombe explose dans une voiture appartenant à Erdoьan Özen, attaché pour le travail à l’ambassade de Turquie à Vienne. Özen est tué et cinq passants blessés dont un policier qui souffrira de graves séquelles dans les années à venir. Sa femme mérite tout notre respect, elle est restée à ses côtés et le soigne de son mieux. Des terroristes de TARA revendique l’attentat. Une note personnelle de l’auteur : Cet attentat m’a décidé à entreprendre quelque chose contre ce terrorisme maladif. Je connaissais très bien Erdogan Özen, il était un homme charmant qui adorait sa femme et son fils et qui s’acquittait de son mieux de son travail.

25 juin, Los Angeles

Une agence de presse reçoit un avertissement, indiquant que tous les gouvernements, toutes les entreprises, organisations, personnes, bref, tous ceux qui sont en contact d’une façon ou d’une autre avec l’équipe olympique turque, seront mis sur une liste d’exécution des terroristes arméniens.

14 juillet, Bruxelles

Dursun Aksoy, attaché administratif à l’ambassade de Turquie, est assassiné. L’ASALA revendique la « responsabilité ».

13 août, Lyon

Attentat à la bombe à la gare. De sérieux dégâts. Un attentat de l’ASALA.

Septembre, Téhéran

Après avoir reçu des menaces, des entreprises turques en Iran sont cibles d’attaques. La Sezai Türkes, est la première victime ; un travailleur turc est blessé lors de travaux d’extinction. Une série d’attaques de moindre importance suit - sans résultat politique.

1 septembre, Téhéran

Les autorités iraniennes dévoilent un complot arménien contre l’ambassadeur de Turquie, Ismet Birsel.

3 septembre, Istanbul

Deux terroristes arméniens meurent lors de l’explosion prématurée d’une bombe. ARA.

19 novembre, Vienne/Autriche

Enver Ergun, l’ambassadeur de la Turquie auprès des Nations Unies, est abattu de sang froid alors qu’il se rend à son bureau. L’auteur de cet attentat dépose un drapeau arborant les lettres « A.R.A. » sur sa victime.

décembre, Bruxelles

Un attentat contre Selçuk Incesu, employé à l’ambassade de Turquie, échoue.

29 décembre, Beyrouth

Attentat à la bombe contre deux résidences françaises. LASALA revendique la « responsabilité ».

29 décembre, Paris

La police renforce son dispositif de sécurité à l’aéroport Charles-de-Gaulle après avoir reçu de nouvelles menaces arméniennes.

1985

3 janvier, Beyrouth

Les bureaux de l’Agence France Presse sont sérieusement endommagés par une bombe. La réaction de la presse turque aux attentats terroristes en Autriche est amère et teintée d’incompréhension : « Le troisième crime honteux à Vienne », écrit le journal Hürriyet. En effet lorsque l’ambassadeur auprès des Nations Unies à Vienne, est assassiné en pleine rue, il s’agit déjà du troisième meurtre depuis « l’exécution » de l’ambassadeur Danis. Tunahgil (en 1975) et de l’attaché chargé du travail Erdogan Özen (en 1984). Le portrait robot fait par la police est aussi maigre que les résultats apportés par l’enquête : Mis à par un appel de la ARA reconnaissant être l’auteur de l’attentat, il n’existe aucune trace, le meurtrier est toujours en liberté.

3 mars, Paris

AFP reçoit une menace téléphonique : tous ceux qui sont impliqués dans le procès des responsables de l’attentat d’Orly sont sommés de « faire attention ».

12 mars, Ottawa

Trois terroristes arméniens armés jusqu’aux dents prennent d’assaut l’ambassade de Turquie et tuent un garde canadien : Fred Pinkerton. Après avoir fait sauter le portail, ils pénètrent dans l’enceinte. L’ambassadeur Coskun Kirca réussit à s’enfuir mais subit de graves blessures au cours de sa fuite. Pendant toute la durée du siège, pendant plus de quatre heures, il est forcé de rester allongé sur le sol en béton de la cour. Les terroristes se rendent finalement et libèrent les otages parmi lesquels se trouvaient la femme et la fille de l’ambassadeur. Trois terroristes sont traduits en justice. Responsable : ARA.

26 mars, Toronto

Menaces d’attentats à la bombe dans le métro. Les Arméniens réussissent à paralyser tout le réseau métropolitain pendant l’heure de pointe. Une organisation terroriste pour la « Libération de la patrie » assume la « responsabilité ».

Novembre, Bruxelles

Un commando d’élite de la police belge démasque et appréhende un groupe de trois terroristes arméniens dotés de passeports portugais. Ces terroristes préparaient un attentat contre les officiers turcs attachés au
quartier-général de l’OTAN.

28 novembre, Paris

La police française appréhende le chef de l’organisation terroriste américano-arménienne ASALA-RM (Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l’Arménie - Mouvement Révolutionnaire). Monte Melkonian avait été la main droite du fondateur de l’ASALA Hagop Hagopian, jusqu’à la création de sa propre organisation (RM) après l’attentat d’Orly. La maison de Melkonian ne recela pas que des armes et des bombes, on trouva également des papiers révélant la préparation d’un attentat contre des navires turcs. On découvrit par ailleurs une photographie de l’ambassadeur de Turquie : il est probable qu’un attentat avait été prévu contre lui.

Décembre, Paris

41 blessés lors de l’explosion d’une série de bombes dans les magasins « Galerie Lafayette » et « Printemps ». Dans la panique qui s’ensuivit, la fuite de 10000 personnes qui faisaient leurs emplettes de Noël, cause douze blessés. L’ASALA se félicite de cet attentat. Un journal de New-York impute le 12 décembre cet attentat à l’ASALA.

1986

23 novembre, Melbourne/Australie

Une bombe explose devant le consulat général de Turquie. Le résultat : un mort, probablement le terroriste qui essayait de poser la bombe, et un blessé australien.


- Télécharger le dossier complet "UN MYTHE DE LA TERREUR" de Erich Feigl
- Lire également : Le patriarcat Arménien-Orthodoxe